Dans son intervention, Mustapha Nehhal a souligné que malgré la différence des deux genres, ces derniers peuvent être complémentaires. « Nous savons tous que les techniques de l’écriture ne ressemblent pas à ceux de la réalisation d’un film. C’est ce qui remet en question cette infidélité de l’un vis-à-vis au travail de l’autre. C’est une sorte d’égoïsme, sachant que nos auteurs ne savent pas vendre leur produit. Puis, on peut noter, aussi, l’absence de l’intermédiaire entre ces deux protagonistes. Mais, concrètement la fidélité au texte ne peut pas être totale. D’ailleurs, ce n’est pas le pourcentage de l’adaptation du texte qui compte, mais il faut seulement respecter l’âme du texte », précise M.Nehhal qui a résumé la solution de ce conflit à travers une entente entre l’auteur et le réalisateur. De son côté, le professeur Chaghmoum a fait part de sa certitude quant à l’incompréhension de cette relation, venant en premier lieu de l’écrivain qui ne met son travail en valeur. « Mais, n’empêche que cette interactivité peut se concrétiser si chacun laisse à l’autre un peu de liberté pour le côté créatif respectif. Mais, pour moi, cette crise de texte dans le cinéma est un faux problème. Parce que l’important est de construire un imaginaire marocain et l’imposer à travers l’image », indique Chaghmoum, dont l’intervention fut poursuivie par d’autres points de vue avec l’écrivain et critique de cinéma Khalil Damoun, le réalisateur Hassan Benjelloun, entre autres directeurs de festivals et passionnés par cet art.

(De NES à Zagora)